Pourquoi pratiquer l’hypnose sur les enfants ?

L’hypnose est une pratique basée sur une approche très corporelle. On y utilise aussi beaucoup les images. Ce qui correspond bien aux enfants qui appréhendent naturellement ce qu’ils ressentent de façon très imagée. C’est une pratique ludique qui parle bien aux plus petits. Les mouvements utilisés sont très importants et aident l’enfant à se situer dans son imaginaire. En réalité un bout de chou qui joue au chevalier EST un chevalier. Pour lui, il est bel et bien ce personnage. Et on va pouvoir utiliser ce talent comme un puissant levier de changement et d’évolution.

 

Dans quels cas les parents viennent-ils consulter ?

Les parents ont recours aux séances d’hypnose pour plusieurs raisons :

  • Lorsqu’un enfant est trop timide, l’hypnose permet de renforcer la confiance en soi. Elle va apaiser des phobies ou des crises d’angoisses.

  • Pour des périodes de tristesse, lorsque l’enfant a vécu un décès ou s’il présente des aspects dépressifs. Dans ces cas là, l’hypnose est souvent une pratique plus efficace qu’une simple psychothérapie.

  • Les parents peuvent également venir consulter pour soulager certaines douleurs de l’enfant (migraines récurrentes, maux de ventre).

  • Les troubles de l’apprentissage, de l’attention peuvent aussi être améliorés voire corrigés grâce à l’hypnose.

 

À partir de quel âge peut-on pratiquer l’hypnose sur un enfant ?

On peut pratiquer l’hypnose sur un enfant dès l’âge de 3 ans mais l’âge idéal pour une séance autonome est plutôt situé vers 6 ans. L’hypnose est aussi très efficace sur les adolescents qui présentent des addictions (cannabis, jeux vidéo), des troubles alimentaires ainsi que des troubles du sommeil.

 

Comment se rassurer par rapport à cette pratique ?

L’hypnose est l’une des pratiques les plus évaluées dans la recherche scientifique aujourd’hui. C’est une méthode recommandée par de nombreux médecins. Il est important de dire que l’enfant ne perd jamais le contrôle de lui même lors d’une séance. Ce n’est pas comme dans le livre de la jungle où Kaa hypnotise Mowgli. L’enfant reste conscient pendant toute la séance et peut percevoir tout ce qu’il se passe autour de lui, même s’il peut s’imaginer dans un cadre spécial autre que celui qui l’entoure.

 

L’enfant doit-il être d’accord ?

L’hypnose s’explique très bien même aux plus petits avec des mots simples ou des dessins. Toute thérapie se construit dans la confiance. Si l’enfant ne veut vraiment pas faire d’hypnose ou ne sent pas en confiance avec le thérapeute, il vaut mieux ne pas insister, on ne pourra en aucun cas le forcer à quoi que ce soit. Parfois il faut juste laisser mûrir un peu et le re-proposer plus tard ou avec quelqu’un d’autre.

Pour un adolescent, il faut qu’il soit un minimum volontaire. Cela peut suffire au début qu’il soit curieux de découvrir ce dont il s’agit.

 

Qui fixe les objectifs ?

Comme en psychothérapie, c’est l’enfant qui est au premier plan. Il sera donc respecté et accueilli dans ses demandes. Une fois la relation de confiance établi, le thérapeute pourra introduire les objectifs de la famille en cohérence avec les besoins de l’enfant. Pour les adolescents, ce sont eux qui vont donner la direction. De toute façon, le premier objectif des parents est que leur enfant/ado aille mieux et la dessus toute le monde s’y retrouve.

Comment se déroule la séance ?

Avant le premier RDV, un échange téléphonique avec le ou les parents est programmé afin de prendre connaissance en détail de l’histoire de leur enfant, des traitements/suivis en cours et de leurs attentes. Les réponses à ces questions sont absolument nécessaires afin que le thérapeute puisse avoir un maximum d'éléments pour établir avec l'enfant un climat de confiance et déterminer les axes prioritaires à traiter avec les éléments également donnés par l'enfant.

Le déroulement de la séance d’hypnothérapie est adaptée à la problématique et à l’âge de l’enfant ou de l’adolescent, mais aussi à son caractère et au ressenti de ses parents.

Pour les enfants à partir de 6 ans et jusqu'à 14 ans, la séance se fait en 2 temps : un premier temps les parents en séance ou à distance et un second temps où l'enfant reste avec le thérapeute pendant que le parent l'attend juste à côté.

Néanmoins, il est tout à fait possible que le parent reste avec l'enfant tout au long de la séance si cela s'avère nécessaire. Cependant, l'enfant risque de ne pas "se dévoiler" en présence de son parent de peur de le décevoir ou de le rendre triste, en colère... Tout cela s'organisera avec le thérapeute lors de la 1ère séance.

Pour les plus grands à partir de 14 ans : je les reçois comme des adultes seuls. Mais il peut y avoir des échanges avec les parents avant et après au téléphone.

Après la séance : je ne fais pas de commentaire en présence de l’enfant. Pour l’enfant, cela pourrait sous–entendre que la confidentialité des échanges n’est pas respectée, même si on lui affirme le contraire. La relation de confiance, nécessaire aux séances, pourrait s’en ressentir.

Je trouve cependant très important de transmettre des “clés” aux parents pour qu’ils soient en mesure d’accompagner et de soutenir leur enfant entre deux séances. A cet effet, je transmets par email un mini‐bilan de la séance. Ce dernier ne comporte pas le détail des échanges avec l’enfant qui reste confidentiel et appartient à l’enfant, tout comme chez un psychologue.

Les informations que je transmets restent “générales”. Elles sont variables et choisies en fonction de leur utilité :

‐ Le contact a‐t‐il été bon avec l’enfant, est‐il à l’aise, est‐il motivé ?

‐ Le sujet abordé s’il est utile et souhaitable que les parents le connaissent

‐ Les progrès ou déblocages constatés de façon globale. Par exemple sur une première séance, pour une petite fille de 7 ans qui a plusieurs problèmes à régler, il est intéressant que les parents sachent qu’elle a commencé par travailler sur son sommeil, et de savoir qu’ils sachent comment aller dans son sens si elle leur parle de choses qu’elle a appris pour se protéger de ses cauchemars.